C'est le 29 juillet que la sonde Deep Space 1 a survolé à une vitesse de 15 km par seconde et à une distance de15 kilomètres l'astéroïde 1992 KD, rebaptisé Braille en l'honneur de Louis Braille (1809-1852) l'inventeur du système d'écriture en relief pour les aveugles. Malgré le fait que la sonde n'a pu prendre de photos rapprochées de l'astéroïde, sa caméra était orientée dans la mauvaise direction, les responsables de la mission sont satisfaits des résultats obtenus par la douzaine de nouveaux équipements qui étaient testés durant ce vol.
Lancée le 24 octobre 1998, Deep Space 1 est la 1ere mission du programme New Millenium de la Nasa, qui consiste a tester des appareils encore au stade de l'expérimentation. Parmi ses appareils, il y a un navigateur autonome sophistiqué (AutoNav) qui a permis à la sonde de repérer et s'orienter seule vers l'astéroïde Braille sans l'aide des contrôleurs de vol. Pour les ingénieurs de la Nasa, l'AutoNav a réussi sa principale mission car la sonde a trouver l'astéroïde malgré le fait qu'on avait seulement une estimation de sa position.
Autre nouveauté, le moteur à ion dont on a surtout entendu parler dans les livres et films de science-fiction comme propulsion pour les vaisseaux stellaires.
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Même si la Nasa avait déjà construit un 1er moteur à ion dès 1960, c'est la 1ere fois qu'un engin spatial se propulse uniquement grâce à ce genre de moteur. Aprés quelques ratés peu après son départ, le moteur ionique de Deep Space 1 a pleinement répondu aux attentes et a permis à la sonde de se rendre à son objectif.
La propulsion à ion est une technologie qui implique l'ionisation d'un gaz xénon (qui ressemble à du néon ou hélium mais plus lourd) grâce à une décharge électrique. L'énergie électrique nécessaire est produite par des nouveaux panneaux solaires (Scarlet) qui concentrent et emmagasinent les rayons du Soleil sur des cellules photoélectriques. Ce nouveau moteur à propulsion ionique doit révolutionner les vols spatiaux tel qu'on les connaît alors qu'il consomme 10 fois moins de carburant qu'un moteur traditionnel.
Ces technologies qui ont été testées sur Deep Space 1 vont permettre à la Nasa de construire des nouvelles sondes plus petites, moins coûteuses et plus autonomes. Ces sondes pourront prendre, elles-mêmes, des décisions concernant les problèmes mineurs qu'elles pourraient rencontrer lors de leur voyage et ainsi accroître les chances de réussite des missions. Elles ne seront plus obliger d'attendre les modifications de programmes des techniciens au sol.
La mission Deep Space 1 a un budget total de $ 152 millions, incluant la fabrication et le développement de la sonde, son lancement et l'opération de la mission. On pourrait prolongée la mission pour permettre à la sonde de faire un survol des comètes Wilson-Harrington en janvier 2001 et Borelly
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