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Retour au menu Qui a volé les étoiles


Qui a volé les étoiles - Historique

Dès 1866, apparaissent les premières références à la pollution lumineuse alors que le célèbre astronome anglais Sir John Hershell mentionne le problème. Dès lors, le problème ne cessa de s’aggraver et les références dans la littérature populaire se multiplièrent (Spirling 1991).

Cette situation continua jusqu’à la seconde guerre mondiale alors que fut imposée l’extinction des feux. Du même coup, les citadins qui avaient jusque là perdu la vision des étoiles, découvraient le ciel nocturne comme un phénomène nouveau. En réponse à leur intérêt, de nombreux livres sur l’astronomie furent publiés durant cette période et ce malgré le rationnement du papier. Toutefois, une fois la guerre terminée, la lumière artificielle recouvrit à nouveau le monde et son voile masqua le ciel.

Dans les années 70, la pollution lumineuse commençait à rejoindre les astronomes même si, depuis longtemps, ils avaient installé leurs observatoires sur des montagnes isolées. C’est à cette époque qu’apparaissent les premières actions visant à comprendre et à réduire la pollution lumineuse. Depuis, un peu partout dans le monde sous la pression de la communauté scientifique et écologiste, de nombreuses lois et règlements ont été instaurés afin de protéger les sites astronomiques.

Dès 1980, la Commission Internationale de l’Éclairage, en collaboration avec l’Union Astronomique Internationale, a établi une série de recommandations visant à réduire la pollution lumineuse aux environs des sites astronomiques (Cayrel et al. 1980). Et, en 1992, l’UNESCO a déclaré que le ciel nocturne fait partie du patrimoine mondial et qu’à ce titre il doit être protégé pour le bénéfice des générations futures.

Depuis deux conférences scientifiques internationales ont porté sur ce sujet. Une organisée conjointement avec le Comité pour l’usage pacifique de l’espace des Nations Unies (COPUOS) a été tenu à Vienne en 1999. Une autre a été tenue en l’an 2001 au Chili. Lors de ses deux conférences, la nécessité d’une intervention a été ré-itérée, ainsi que l’urgence du problème. En effet, au rythme ou vont les choses, le ciel étoilé n’existera bientôt plus que dans les planétarium.