J'ai commencé à m'intéresser à l'astronomie dès l'âge de douze ans, par des lectures. C'était en 1973 !
C'était à Sept-Iles, où j'ai habité 18 ans.
-1975 : Acquisition de ma première lunette de 60 mm. Connaissance de base du ciel, constellations, etc. Observations de la
Lune, Jupiter, Saturne.
-1977 : Fabrication de mon premier télescope Newton avec un miroir de 15 cm acheté dans le commerce. Beaucoup de lecture.
-1978 : Fabrication de mon deuxième télescope, un Newton 20 cm , F6. Monture équatoriale non guidée.
-1979 : Dirige le club d'astronomie Orion de Sept-Iles. Intérêt grandissant dans l'observation des étoiles variables. Premiers essais
en photographie argentique.
-1980 : Fabrication d'un télescope Newton 20 cm F4 à grand champ. Télescope légué au club d'astronomie avant mon départ de
Sept-Iles pour l'univiersité.
-1981-1983 : Baccalauréat en Physique à l'Université du Québec à Trois-Rivières.
-1984-1985 : Études de maîtrise en Sciences de l'atmosphère. Cette période marquera une très longue pose pour moi en astronomie
pratique qui durera jusqu'en 1995.
(Entre-temps, mariage, famille, etc.)
-1995 : Après plusieurs années dans l'ouest canadien, je reviens au Québec, en campagne. Évidemment, ce choix de la campagne
était motivé par la nécessité d'un ciel pur pour revenir finalement à ma passion. J'équipe ma monture non guidée d'une grande roue
dentée en bronze et je la motorise. Malgré tout je fais surtout du visuel et je lis beaucoup. Mais je suis surtout actif l'été.
-2005 : Catastrophe: une inondation détruit tout mon matériel astronomique. Dur coup…mais j'ai vu en cela l'occasion de partir de
plus belle. J'ai donc fait l'acquisition d'un Shmidt-Cassegrain Celestron 11" sur monture équatoriale allemande toute électronisée,
avec capacité GOTO et bien d'autres choses encore. Je suis donc revenu à ma passion de étoiles variables. Mais un si bel
équipement était trop beau pour ne pas faire d'astrophotographie. Mais d'abord, fabriquer un observatoire. En novembre 2005,
je me suis fabriqué un observatoire glissant sur rails, avec assise et pilier de 12" en béton. Premiers essais en CCD avec
une DSI pro I
-2006 : Acquisition d'une SBIG ST7xme. Le guidage n'est pas fameux. Je modifie grandement ma monture pour améliorer
sa performance. Achat d'une roue à filtre motorisée à 10 positions pour faire de la CCD couleur, avec en plus Filtres LPR,
OIII, Halpha, SII etc. Achat (ce fut une année dispendieuse) d'une unité AO7. Ma technique s'affine de plus en plus.
Je profite des conseils de quelques amateurs chevronnés tels Denis Bergeron. J'obtiens des résultats très probants
et encourageants pour l'avenir. Tellement probants que je monte mon site WEB. Je continue toujours d'affiner ma technique.
Je me procure une Webcam Neximage de Celestron. Donc le planétaire se rajoute à mes images ccd de ciel profond du début.
Mes résultats au total sont assez satisfaisants pour que je présente mes premières images au groupe Astro-ccd de la FAAQ.
Vers la fin de l'année 2006 je deviens membre du groupe à part entière.
-2007 : Je robotise complètement mon équipement. Mon télescope reste dehors avec un ordinateur de contrôle en permanence
à ses côtés, dans une boîte chauffée. Maintenant, je reste dans ma maison et mon télescope est contrôlé à distance par un
réseau internet sans fils. De plus, j'ai monté une lentille 135 mm sur ma DSI avec un filtre "fringe killer". Je me sers de cet
ensemble comme chercheur électronique. De cette manière je peux calibrer l'alignement et le pointage du télescope
sans avoir à sortir dehors non-plus.
Acquisition du Caméra SBIG ST8 XME…on verra ce que ça donnera.
Comme vous voyez, même si je fais de l'astronomie amateur depuis très longtemps, ça ne fais même pas deux ans que je
fait de la CCD. Mais même en si peu de temps, avec beaucoup de volonté et l'aide d'amis, on peut arriver à de bons
résultats. Ce que j'ai découvert de plus intéressant, c'est une communauté d'astrophotographes et d'adeptes de la CCD
qui m'ont fait comprendre que le côté humain de l'astro est encore plus important que son côté technique ou scientifique.
Doris Thibault
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