C'est maintenant bien connu des astronomes, le soleil obéit à un cycle d'environ 11 ans pendant lequel le nombre de taches qu'on peut voir sur sa surface (photosphère) passe par un minimum puis un maximum, le nombre de taches étant une mesure de ce qu'on appelle l'activité solaire. Les taches sont des régions de la surface du soleil qui sont à quelque 3000ºK, comparativement à 6000ºK pour l'ensemble de la photosphère. Autrement dit elles sont lumineuses mais moins que le reste, par contraste semblent noires. Au minimum d'activité on voit peu de taches, il y a même parfois des périodes de plusieurs mois sans aucune tache visible. Par contre, au maximum il y a continuellement de nombreuses taches et il arrive qu'elles sont exceptionnellement visible sans aucun grossissement. Dans ce dernier cas comme dans toutes autres circonstances, il faut tout de même utiliser un filtre approprié afin d'atténuer l'intensité du rayonnement solaire à un niveau acceptable pour l'oeil. En général ces filtres doivent avoir un facteur d'atténuation de 100 000 fois, inutile de dire qu'aucune paire de lunettes de soleil ne satisfait ce critère.
Non seulement les filtres solaires réduisent la luminosité qui atteint l'oeil de l'observateur, il doivent aussi empêcher l'énergie solaire d'entrer dans l'instrument utilisé, entre autre la radiation infra rouge qui n'est pas visible mais qui est tout de même dommageable. C'est pourquoi les filtres solaires ont l'apparence d'un miroir qui réfléchit une grande partie de la lumière, ne laissant filtrer qu'un cent-millième. Une autre façon d'exprimer l'atténuation est la densité, soit le log dans la base 10 du facteur d'atténuation, ce qui correspond à une densité 5.
Taches solaires 25 août 1999 (D. Lemay)
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Nous sommes présentement au début d'une période intéressante pour l'observation du soleil, car nous approchons du prochain maximum d'activité prévu pour l'an 2001 ou 2002. Afin de répondre à la demande de plusieurs membres du Club d'Astronomie de Rimouski, récemment nous avons commandé du mylar de densité 5 pour faire des filtres. Plusieurs de ces derniers furent assemblés à temps pour observer l'éclipse de soleil le matin du 11 août. Ne prenez pas de chance pour observer le soleil, si vous n'avez pas de filtre approprié vous abstenir. Contrairement à une croyance répandue, les pellicules photographiques (films ou diapositives) même complètement noires ne sont pas adéquates, car elles laissent passer l'infrarouge.
Aurores boréales 2001 (S. Lévesque)
En parallèle avec l'activité solaire, on assiste généralement à une recrudescence proportionnelle dans le phénomène des aurores boréales, lesquelles sont dépendantes de l'activité solaire. En plus des taches visibles dans le visuel, l'activité solaire se traduit également par des éruptions qui éjectent des bouffées de particules électrisées dans l'espace interplanétaire. Dans le cas où ces dernières sont dans la bonne direction pour atteindre la terre, l'interaction avec le champs magnétique terrestre engendre les aurores boréales. En fait, les deux pôles du champs magnétiques terrestres sont affectés, c'est-à-dire qu'il y a en même temps des aurores dans l'hémisphère nord (boréal) et sud (austral).
La couleur verdâtre des aurores est due à l'oxygène à une altitude d'environ 110 km. Le rouge, plus rare parce qu'il faut un dérangement majeur de la magnétosphère terrestre, est causé par des atomes d'oxygènes entre 200 et 400 km.
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